{"id":1863,"date":"2026-05-03T08:00:00","date_gmt":"2026-05-02T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/%featured_category%\/repair-technology-history\/"},"modified":"2026-04-04T16:31:58","modified_gmt":"2026-04-04T07:31:58","slug":"repair-technology-history","status":"publish","type":"featured","link":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/histoire-culture\/repair-technology-history\/","title":{"rendered":"Techniques de restauration du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima | Savoir-faire ancestral"},"content":{"rendered":"<p>\u00c9difi\u00e9 sur la mer, le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 \u00e0 maintes reprises par les typhons et les mar\u00e9es de temp\u00eate, tout en pr\u00e9servant sa beaut\u00e9 depuis plus de 800 ans. Derri\u00e8re cette long\u00e9vit\u00e9 se cachent des techniques de restauration transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration et le savoir-faire de ma\u00eetres artisans d\u00e9vou\u00e9s.<\/p>\n<p>Cet article explore en d\u00e9tail l&rsquo;\u00e9volution des techniques de restauration qui ont permis de pr\u00e9server le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima. Des grandes restaurations historiques des \u00e8res Meiji, Taish\u014d, Sh\u014dwa et Reiwa aux techniques sophistiqu\u00e9es des charpentiers de sanctuaires et des artisans du toit en \u00e9corce de cypr\u00e8s, jusqu&rsquo;aux d\u00e9fis actuels de transmission du savoir-faire : un panorama complet vous attend.<\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">La sagesse de la restauration pour prot\u00e9ger une architecture maritime<\/h2>\n<p>Pour comprendre les techniques de restauration du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima, il est essentiel de saisir le concept de \u00ab structure con\u00e7ue pour \u00eatre restaur\u00e9e \u00bb. Un sanctuaire b\u00e2ti dans l&rsquo;environnement hostile de la mer ne peut \u00e9chapper aux d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les typhons et les mar\u00e9es de temp\u00eate. Cependant, en combinant habilement les parties r\u00e9sistantes et les parties plus vuln\u00e9rables, les dommages majeurs ont \u00e9t\u00e9 minimis\u00e9s au fil des si\u00e8cles.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Une philosophie de conception privil\u00e9giant la flexibilit\u00e9<\/h3>\n<p>Les planches du sol des galeries sont pos\u00e9es avec de l\u00e9gers interstices, permettant \u00e0 l&rsquo;eau de mer de s&rsquo;\u00e9couler sous le plancher lors des mar\u00e9es hautes. Les piliers de bois soutenant la structure sur\u00e9lev\u00e9e sont con\u00e7us pour permettre le remplacement par raccordement (netsuki) des seules parties endommag\u00e9es. Les \u00e9l\u00e9ments amovibles comme les planches de sol peuvent \u00eatre retir\u00e9s pour dissiper la pression de l&rsquo;eau : une philosophie de conception en harmonie avec les forces de la nature plut\u00f4t qu&rsquo;en opposition.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ces ing\u00e9niosit\u00e9s structurelles, le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima a pu conserver son apparence pendant plus de 800 ans, au fil de restaurations r\u00e9guli\u00e8res.<\/p>\n<p><!--\n\n\n\n\n<p>Comprendre les dispositifs structurels du sanctuaire permet de saisir comment il a pu traverser une si longue histoire.<br \/>\nConna\u00eetre la philosophie de conception derri\u00e8re les techniques de restauration enrichira votre compr\u00e9hension des explications techniques qui suivent.<br \/>\nCommen\u00e7ons par une vue d'ensemble avant d'aborder l'histoire concr\u00e8te des restaurations.<\/p>\n\n\n\n\n[clink url=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/know\/shrine-layout-evolution\/\"]\n--><\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">L&rsquo;\u00e9volution des grandes restaurations historiques<\/h2>\n<p>Depuis sa fondation, le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima a connu de nombreuses restaurations majeures. Les grandes restaurations des \u00e8res Meiji, Taish\u014d, Sh\u014dwa et Reiwa ont chacune mobilis\u00e9 les techniques et les connaissances de leur \u00e9poque.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Les grandes restaurations Meiji-Taish\u014d (1901-1919)<\/h3>\n<p>Apr\u00e8s la Restauration de Meiji, le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima a travers\u00e9 une crise due \u00e0 la politique de s\u00e9paration du bouddhisme et du shinto\u00efsme. Les b\u00e2timents furent jug\u00e9s \u00ab de style bouddhiste \u00bb et un ordre de d\u00e9molition par le feu fut \u00e9mis. Cependant, Nonosaka Motonobu, le tanamori (\u00e9quivalent du grand pr\u00eatre actuel), fit appel directement au gouvernement Meiji et le sanctuaire \u00e9chappa de justesse \u00e0 la destruction. N\u00e9anmoins, toutes les peintures consid\u00e9r\u00e9es comme bouddhistes furent retir\u00e9es et les b\u00e2timents transform\u00e9s en bois brut.<\/p>\n<p>Par la suite, la d\u00e9signation des b\u00e2timents comme Tr\u00e9sor national \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e8re Meiji d\u00e9clencha de grandes restaurations entre 1901 et 1919. Ces travaux permirent de r\u00e9parer les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par le mouvement anti-bouddhiste et de retirer les chigi et katsuogi (ornements de fa\u00eetage) install\u00e9s par erreur, r\u00e9tablissant ainsi l&rsquo;apparence d&rsquo;origine.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">La grande restauration Sh\u014dwa (1948-1957)<\/h3>\n<p>En septembre 1946, le typhon Makurazaki frappa Miyajima. Une coul\u00e9e de d\u00e9bris provenant des montagnes derri\u00e8re le sanctuaire ensevelit le sous-sol de la partie ouest sous environ 15 000 m\u00e8tres cubes de terre et de pierres, causant des dommages consid\u00e9rables. L&rsquo;\u00e9vacuation des d\u00e9bris se poursuivit jusqu&rsquo;en 1948, puis la grande restauration Sh\u014dwa s&rsquo;\u00e9tendit jusqu&rsquo;en 1957.<\/p>\n<p>Ces travaux ne se limit\u00e8rent pas \u00e0 la r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts du typhon : ils vis\u00e8rent \u00e9galement \u00e0 renforcer la structure de l&rsquo;ensemble du sanctuaire. Malgr\u00e9 l&rsquo;urgence de la reconstruction apr\u00e8s la catastrophe naturelle, une restauration minutieuse fut r\u00e9alis\u00e9e avec les techniques traditionnelles, \u00e9tablissant les bases de l&rsquo;apparence actuelle.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Les restaurations continues depuis l&rsquo;\u00e8re Heisei<\/h3>\n<p>En 1991, le typhon n\u00b019 causa d&rsquo;importants d\u00e9g\u00e2ts au pavillon de musique de gauche, \u00e0 la sc\u00e8ne de n\u00f4, aux loges et \u00e0 la passerelle couverte, n\u00e9cessitant des travaux de r\u00e9paration. Depuis 1991, l&rsquo;entreprise de construction Masuoka-gumi de Hiroshima assure la restauration continue du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima, prenant en charge les r\u00e9parations apr\u00e8s diverses catastrophes comme le typhon n\u00b018 de 2004 et les travaux de pr\u00e9servation des sanctuaires annexes.<\/p>\n<p>En retra\u00e7ant l&rsquo;histoire des grandes restaurations, on per\u00e7oit les d\u00e9fis et les solutions adopt\u00e9es \u00e0 chaque \u00e9poque.<br \/>\nLa s\u00e9paration du bouddhisme et du shinto\u00efsme \u00e0 l&rsquo;\u00e8re Meiji et le typhon Makurazaki \u00e0 l&rsquo;\u00e8re Sh\u014dwa furent des tournants majeurs dans la transmission des techniques de restauration.<br \/>\nCes exp\u00e9riences constituent les fondements des techniques de restauration actuelles.<\/p>\n<div class=\"cardlink\">\n    <a class=\"image\" href=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/know\/torii-reconstruction-history\/\"><br \/>\n     <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/jp\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/kantyou.jpg\"><br \/>\n    <\/a><\/p>\n<div class=\"content\">\n<div class=\"title_area\">\n<div class=\"meta\">\n<p class=\"date\">2025.12.21<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"title\">\n       <a href=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/know\/torii-reconstruction-history\/\">Histoire des reconstructions du grand torii | Chronique des 8 g\u00e9n\u00e9rations<\/a>\n      <\/div>\n<\/p><\/div>\n<p class=\"desc\"><span>Le grand torii, symbole du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima, se dresse sur la mer depuis environ 900 ans, depuis l&rsquo;\u00e9poque de Taira no Kiyomori, ayant \u00e9t\u00e9 reconstruit \u00e0 plusieurs reprises. Le torii actuel date de 1875&#8230;<\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2 class=\"styled_h2\">Les techniques traditionnelles des charpentiers de sanctuaires<\/h2>\n<p>Au c\u0153ur des restaurations du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima se trouvent les techniques traditionnelles des miyadaiku, les charpentiers sp\u00e9cialis\u00e9s dans les sanctuaires et les temples. Contrairement aux charpentiers ordinaires, ils poss\u00e8dent des comp\u00e9tences et des connaissances tr\u00e8s pointues.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">L&rsquo;art de l&rsquo;assemblage du bois<\/h3>\n<p>La technique embl\u00e9matique des miyadaiku est le kigumi, l&rsquo;assemblage du bois. Sans utiliser pratiquement aucun clou ni \u00e9l\u00e9ment m\u00e9tallique, les pi\u00e8ces de bois d\u00e9coup\u00e9es avec des encoches concaves et convexes s&#8217;embo\u00eetent les unes dans les autres pour former la structure. Cette m\u00e9thode exige de calculer la force et la direction des contraintes exerc\u00e9es sur le b\u00e2timent, de s\u00e9lectionner les bois appropri\u00e9s et de les fa\u00e7onner avec pr\u00e9cision.<\/p>\n<p>M\u00eame au sein d&rsquo;un m\u00eame arbre, la r\u00e9sistance varie selon l&rsquo;endroit o\u00f9 le bois est pr\u00e9lev\u00e9. Il est donc indispensable de savoir d\u00e9celer les caract\u00e9ristiques de chaque bois et d&rsquo;anticiper son \u00e9volution au fil du temps. Ce savoir-faire ne s&rsquo;acquiert pas dans les livres : il n\u00e9cessite une accumulation d&rsquo;exp\u00e9rience, par l&rsquo;observation et le toucher.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Les ma\u00eetres charpentiers attitr\u00e9s du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima<\/h3>\n<p>Le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima emploie des miyadaiku en permanence. Des artisans chevronn\u00e9s comme Mifune Shingo, qui a v\u00e9cu 18 ans sur Miyajima en tant que ma\u00eetre charpentier et poss\u00e8de la qualification de \u00ab technicien principal en charpenterie de b\u00e2timents class\u00e9s \u00bb (un titre d\u00e9tenu par seulement 200 personnes au Japon environ), assurent l&rsquo;entretien quotidien et les restaurations.<\/p>\n<p>Un miyadaiku a besoin d&rsquo;au moins 10 ans pour devenir autonome, et encore davantage pour ma\u00eetriser pleinement son art. Au-del\u00e0 de l&rsquo;architecture, il doit aussi poss\u00e9der de vastes connaissances en histoire des religions et en histoire g\u00e9n\u00e9rale. Cette haute sp\u00e9cialisation rend la formation des successeurs particuli\u00e8rement difficile.<\/p>\n<p><!--\n\n\n\n\n<p>Le savoir-faire des miyadaiku constitue un corpus de connaissances d\u00e9passant la simple technique de construction.<br \/>\nComprendre l'habilet\u00e9 de l'assemblage du bois et le r\u00f4le des ma\u00eetres charpentiers attitr\u00e9s permet de saisir l'importance de l'entretien quotidien.<br \/>\nPenchons-nous maintenant sur la technique de couverture en \u00e9corce de cypr\u00e8s qui prot\u00e8ge les toitures.<\/p>\n\n\n\n\n[clink url=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/know\/architectural-style-analysis\/\"]\n--><\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">La transmission de la technique du toit en \u00e9corce de cypr\u00e8s<\/h2>\n<p>Les magnifiques toitures qui caract\u00e9risent les b\u00e2timents du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima sont r\u00e9alis\u00e9es selon la technique du hiwadabuki, une m\u00e9thode de couverture typiquement japonaise utilisant l&rsquo;\u00e9corce de cypr\u00e8s hinoki. En 2020, cette technique a \u00e9t\u00e9 inscrite au Patrimoine culturel immat\u00e9riel de l&rsquo;UNESCO sous l&rsquo;intitul\u00e9 \u00ab Savoir-faire des charpentiers et menuisiers japonais : techniques traditionnelles pour la pr\u00e9servation des constructions en bois \u00bb, qui inclut le hiwadabuki et le kokerabuki (bardeaux de bois).<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">La r\u00e9colte de l&rsquo;\u00e9corce par les motokawashi<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9corce est pr\u00e9lev\u00e9e sur des cypr\u00e8s hinoki sur pied, \u00e2g\u00e9s de 70 \u00e0 80 ans ou plus. Les motokawashi, artisans sp\u00e9cialis\u00e9s, utilisent des spatules sp\u00e9ciales pour d\u00e9tacher l&rsquo;\u00e9corce sans endommager le cambium. Une fois r\u00e9colt\u00e9e, l&rsquo;\u00e9corce se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re en 8 \u00e0 10 ans. L&rsquo;\u00e9corce dite \u00ab noire \u00bb (kurokawa), obtenue lors des r\u00e9coltes suivantes, est de meilleure qualit\u00e9 que l&rsquo;\u00e9corce \u00ab brute \u00bb (arakawa) de la premi\u00e8re r\u00e9colte.<\/p>\n<p>Les motokawashi grimpent \u00e0 plus de 20 m\u00e8tres de hauteur \u00e0 l&rsquo;aide de cordes pour effectuer ce travail dangereux. La ma\u00eetrise de cette technique exige une grande habilet\u00e9, et l&rsquo;on ne compte actuellement qu&rsquo;environ 25 motokawashi membres de l&rsquo;association de pr\u00e9servation au niveau national. Seuls 20 % environ des apprentis deviennent des professionnels accomplis.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">La pose par les artisans couvreurs<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9corce r\u00e9colt\u00e9e est transform\u00e9e en mat\u00e9riau par les artisans couvreurs (hiwadabukishi). Cette \u00e9tape, appel\u00e9e koshirae, repr\u00e9sente environ les trois quarts de leur travail. L&rsquo;\u00e9corce est fa\u00e7onn\u00e9e en dizaines de formes diff\u00e9rentes selon son emplacement sur le toit.<\/p>\n<p>La pose commence par l&rsquo;avant-toit et progresse vers le fa\u00eete, les \u00e9corces \u00e9tant fix\u00e9es avec des clous de bambou. L&rsquo;espacement standard entre les rangs (fukiashi) est de 1,2 centim\u00e8tre, et les \u00e9corces sont clou\u00e9es toutes les cinq couches. Une toiture achev\u00e9e atteint environ 10 centim\u00e8tres d&rsquo;\u00e9paisseur et dure de 30 \u00e0 40 ans.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Le d\u00e9fi de l&rsquo;approvisionnement en \u00e9corce<\/h3>\n<p>Le Japon compte environ 700 b\u00e2timents class\u00e9s dot\u00e9s de toitures en \u00e9corce de cypr\u00e8s, n\u00e9cessitant environ 3 500 m\u00e8tres carr\u00e9s d&rsquo;\u00e9corce par an pour leur entretien. Or, la production r\u00e9elle n&rsquo;est que d&rsquo;environ 1 740 m\u00e8tres carr\u00e9s par an, soit moins de la moiti\u00e9 des besoins.<\/p>\n<p>Cette situation r\u00e9sulte de plusieurs facteurs : la rar\u00e9faction des grands cypr\u00e8s, le manque de successeurs parmi les motokawashi et la diminution des propri\u00e9taires forestiers acceptant la r\u00e9colte. Le Bureau r\u00e9gional des for\u00eats de Kinki-Chugoku et d&rsquo;autres for\u00eats domaniales ont d\u00e9sign\u00e9 des \u00ab zones de r\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce \u00bb pour assurer un approvisionnement stable et offrir un terrain de formation aux futurs motokawashi.<\/p>\n<p><!--\n\n\n\n\n<p>La technique du hiwadabuki repose sur la collaboration de trois corps de m\u00e9tier : les motokawashi, les fabricants de clous de bambou et les couvreurs.<br \/>\nChacun poss\u00e8de un savoir-faire hautement sp\u00e9cialis\u00e9, tout en faisant face aux probl\u00e8mes de p\u00e9nurie de mat\u00e9riaux et de manque de rel\u00e8ve.<br \/>\nLa transmission de ces techniques traditionnelles n\u00e9cessite un engagement soci\u00e9tal qui d\u00e9passe la simple transmission technique.<\/p>\n\n\n\n\n[clink url=\"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/guide\/know\/corridor-noh-stage\/\"]\n--><\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">La restauration du grand torii \u00e0 l&rsquo;\u00e8re Reiwa (2019-2022)<\/h2>\n<p>Les travaux de restauration majeurs du grand torii, men\u00e9s de juin 2019 \u00e0 d\u00e9cembre 2022, ont \u00e9t\u00e9 suivis avec attention en tant que \u00ab grande restauration de l&rsquo;\u00e8re Reiwa \u00bb, la premi\u00e8re en environ 70 ans. Ce chantier a illustr\u00e9 l&rsquo;alliance des techniques traditionnelles et modernes dans la restauration du patrimoine culturel.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Une d\u00e9gradation plus grave que pr\u00e9vu<\/h3>\n<p>L&rsquo;actuel grand torii (9e g\u00e9n\u00e9ration), reconstruit en 1875, mesure environ 16,6 m\u00e8tres de haut et p\u00e8se environ 60 tonnes : c&rsquo;est l&rsquo;un des plus grands torii en bois du Japon. Initialement pr\u00e9vus pour durer un an et demi, les travaux ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des dommages importants caus\u00e9s par les termites et les champignons de pourriture. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur des piliers principaux, des cavit\u00e9s invisibles de l&rsquo;ext\u00e9rieur, de 40 \u00e0 50 centim\u00e8tres de diam\u00e8tre et d&rsquo;environ 4 m\u00e8tres de profondeur, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes, prolongeant le chantier \u00e0 trois ans et demi.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">L&rsquo;alliance des techniques traditionnelles et modernes<\/h3>\n<p>Murase Yoshiyuki, ma\u00eetre charpentier coordonnant les miyadaiku, se souvient : \u00ab Les d\u00e9g\u00e2ts d\u00e9passaient tout ce que nous avions imagin\u00e9. \u00bb Pourtant, quelque 10 000 artisans venus de tout le Japon se sont relay\u00e9s pour mener \u00e0 bien le projet. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience et au savoir-faire des techniciens chevronn\u00e9s, les pi\u00e8ces inutilisables ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es, les parties fragilis\u00e9es \u00e9vid\u00e9es et r\u00e9par\u00e9es par insertion de bois neuf.<\/p>\n<p>Cette restauration a compris la r\u00e9fection compl\u00e8te de la toiture en \u00e9corce de cypr\u00e8s, la restauration de la laque des panneaux calligraphi\u00e9s, le renouvellement de la peinture vermillon, ainsi qu&rsquo;un renforcement parasismique r\u00e9pondant aux exigences modernes. Les techniques traditionnelles ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9es pour la pr\u00e9servation du patrimoine, tout en int\u00e9grant les derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de protection sismique.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Un chantier formateur pour les jeunes artisans<\/h3>\n<p>Sur ce chantier, Ichinomiya Yui, \u00e2g\u00e9e de 26 ans, s&rsquo;est vu confier la peinture vermillon et a dirig\u00e9 une \u00e9quipe de jeunes ouvriers. Malgr\u00e9 le travail minutieux et physiquement exigeant, cette exp\u00e9rience pr\u00e9cieuse a permis aux jeunes artisans de ressentir la fiert\u00e9 de \u00ab transmettre aux g\u00e9n\u00e9rations futures des \u00e9difices h\u00e9rit\u00e9s du pass\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Pendant les travaux, l&rsquo;\u00e9chafaudage \u00e9tait recouvert d&rsquo;un filet \u00e0 mailles larges (10 centim\u00e8tres), permettant de voir \u00e0 travers en journ\u00e9e. La nuit, l&rsquo;\u00e9chafaudage illumin\u00e9 est devenu un \u00ab chantier mystique \u00bb qui a fait parler de lui, t\u00e9moignant d&rsquo;une attention constante envers les visiteurs et p\u00e8lerins.<\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">D\u00e9fis actuels et transmission aux g\u00e9n\u00e9rations futures<\/h2>\n<p>Les techniques de restauration du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima font aujourd&rsquo;hui face \u00e0 de nombreux d\u00e9fis. Les surmonter et transmettre ce savoir-faire aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes est notre responsabilit\u00e9 collective.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Le manque criant de successeurs<\/h3>\n<p>Tant pour les miyadaiku que pour les motokawashi, l&rsquo;apprentissage exige de longues ann\u00e9es de formation rigoureuse. Un miyadaiku a besoin d&rsquo;au moins 10 ans pour devenir autonome ; un motokawashi met 10 ans \u00e0 acqu\u00e9rir les techniques et plus de 20 ans pour devenir un ma\u00eetre. Les jeunes capables d&rsquo;endurer cette longue formation et de perp\u00e9tuer la tradition se font rares, aggravant la p\u00e9nurie de successeurs.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">La difficult\u00e9 d&rsquo;approvisionnement en mat\u00e9riaux<\/h3>\n<p>La rar\u00e9faction des grands cypr\u00e8s adapt\u00e9s \u00e0 la r\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce et la diminution des propri\u00e9taires forestiers acceptant cette pratique posent un d\u00e9fi majeur. Des initiatives sont en cours, comme la d\u00e9signation de \u00ab zones de r\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce \u00bb dans les for\u00eats domaniales et des accords d&rsquo;am\u00e9nagement forestier pour garantir un approvisionnement stable, mais elles restent insuffisantes pour couvrir les besoins.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Une reconnaissance renouvel\u00e9e de la valeur des techniques traditionnelles<\/h3>\n<p>Dans la soci\u00e9t\u00e9 actuelle, o\u00f9 l&rsquo;on privil\u00e9gie souvent la rapidit\u00e9 et la rentabilit\u00e9, l&rsquo;architecture traditionnelle, exigeante en temps et en efforts, peut sembler \u00e9conomiquement d\u00e9savantageuse. Cependant, l&rsquo;inscription au Patrimoine culturel immat\u00e9riel de l&rsquo;UNESCO en 2020 a contribu\u00e9 \u00e0 faire reconna\u00eetre internationalement la valeur de ces savoir-faire.<\/p>\n<p>Les patrimoines culturels comme le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima offrent, \u00e0 travers leurs travaux de restauration r\u00e9guliers, un terrain de transmission pour les artisans &#8211; miyadaiku, couvreurs en \u00e9corce de cypr\u00e8s, sp\u00e9cialistes de la polychromie. Ces chantiers ne sont pas de simples op\u00e9rations d&rsquo;entretien : ils constituent des moments essentiels pour pr\u00e9server et transmettre les techniques traditionnelles japonaises.<\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">FAQ<\/h2>\n<h3 class=\"styled_h3\">\u00c0 quelle fr\u00e9quence le sanctuaire d&rsquo;Itsukushima est-il restaur\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Les toitures en \u00e9corce de cypr\u00e8s ont une dur\u00e9e de vie de 30 \u00e0 40 ans et sont refaites \u00e0 ce rythme. Des travaux de r\u00e9paration d&rsquo;urgence sont \u00e9galement effectu\u00e9s apr\u00e8s les catastrophes naturelles comme les typhons. L&rsquo;entretien quotidien est assur\u00e9 par des charpentiers de sanctuaire en permanence sur place.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Comment devient-on charpentier de sanctuaire (miyadaiku) ?<\/h3>\n<p>On peut suivre une formation dans une \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e en architecture traditionnelle (cursus de 3 \u00e0 4 ans) ou entrer en apprentissage dans un atelier de miyadaiku. Il faut au moins 10 ans pour devenir autonome, et encore plus pour ma\u00eetriser pleinement l&rsquo;art. Outre la patience, la force physique et la souplesse d&rsquo;esprit, il faut une v\u00e9ritable vocation pour pr\u00e9server la tradition.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">D&rsquo;o\u00f9 provient l&rsquo;\u00e9corce de cypr\u00e8s utilis\u00e9e pour les toitures ?<\/h3>\n<p>Elle est pr\u00e9lev\u00e9e sur des cypr\u00e8s hinoki sur pied, \u00e2g\u00e9s de 70 \u00e0 80 ans ou plus. L&rsquo;approvisionnement provient des \u00ab zones de r\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce \u00bb d\u00e9sign\u00e9es dans les for\u00eats domaniales, comme celles du Bureau r\u00e9gional des for\u00eats de Kinki-Chugoku, ainsi que des for\u00eats priv\u00e9es. Cependant, l&rsquo;offre reste inf\u00e9rieure \u00e0 la demande.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Quelle a \u00e9t\u00e9 la plus grande difficult\u00e9 lors de la restauration du grand torii \u00e0 l&rsquo;\u00e8re Reiwa ?<\/h3>\n<p>La d\u00e9couverte de dommages caus\u00e9s par les termites et les champignons de pourriture bien plus importants que pr\u00e9vu. Des cavit\u00e9s de 40 \u00e0 50 centim\u00e8tres de diam\u00e8tre et d&rsquo;environ 4 m\u00e8tres de profondeur ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des piliers principaux, n\u00e9cessitant le retrait des pi\u00e8ces inutilisables et leur remplacement par insertion de bois neuf. Il a \u00e9galement fallu relever le d\u00e9fi de conjuguer pr\u00e9servation des techniques traditionnelles et renforcement parasismique moderne.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Quelles initiatives existent pour transmettre ces techniques aux g\u00e9n\u00e9rations futures ?<\/h3>\n<p>Des programmes de formation des motokawashi sont organis\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des accords entre les bureaux r\u00e9gionaux des for\u00eats et les associations de pr\u00e9servation. Des visites p\u00e9dagogiques de r\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce sont propos\u00e9es aux \u00e9coles primaires, coll\u00e8ges et \u00e9tablissements forestiers. Les grands chantiers de restauration servent \u00e9galement de terrain de formation pour les jeunes artisans. L&rsquo;inscription au Patrimoine culturel immat\u00e9riel de l&rsquo;UNESCO en 2020 a par ailleurs renforc\u00e9 la reconnaissance internationale de ces techniques et stimul\u00e9 les efforts de pr\u00e9servation.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Peut-on visiter le sanctuaire pendant les travaux de restauration ?<\/h3>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement oui, le sanctuaire reste ouvert aux visiteurs pendant les travaux. Lors de la restauration du grand torii (2019-2022), l&rsquo;\u00e9chafaudage \u00e9tait recouvert d&rsquo;un filet permettant de voir \u00e0 travers en journ\u00e9e, et illumin\u00e9 la nuit, offrant un spectacle unique. Cependant, certaines zones peuvent \u00eatre temporairement inaccessibles selon l&rsquo;avancement des travaux.<\/p>\n<h3 class=\"styled_h3\">Comment les visiteurs peuvent-ils soutenir la pr\u00e9servation du sanctuaire ?<\/h3>\n<p>En visitant le sanctuaire et en acquittant le droit d&rsquo;entr\u00e9e, vous contribuez directement aux efforts de pr\u00e9servation. Vous pouvez \u00e9galement faire des dons d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la restauration ou acheter des amulettes et objets de d\u00e9votion. Sensibiliser votre entourage \u00e0 la valeur de ce patrimoine et \u00e0 l&rsquo;importance de sa pr\u00e9servation est aussi une forme pr\u00e9cieuse de soutien.<\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">En r\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Les techniques de restauration du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima repr\u00e9sentent la quintessence d&rsquo;un savoir-faire traditionnel japonais transmis depuis plus de 800 ans. La pr\u00e9servation de ce sanctuaire maritime dans un environnement hostile repose sur une philosophie de conception en harmonie avec la nature, l&rsquo;art de l&rsquo;assemblage du bois des miyadaiku, le savoir-faire des couvreurs en \u00e9corce de cypr\u00e8s, et surtout le concept unique d&rsquo;\u00ab architecture con\u00e7ue pour \u00eatre restaur\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Les grandes restaurations des \u00e8res Meiji, Taish\u014d, Sh\u014dwa et Reiwa t\u00e9moignent des catastrophes et des d\u00e9fis surmont\u00e9s par les artisans de chaque \u00e9poque, tout en offrant des occasions pr\u00e9cieuses de transmettre leur savoir-faire aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes. La restauration du grand torii entre 2019 et 2022 illustre parfaitement l&rsquo;alliance des techniques traditionnelles et modernes dans la pr\u00e9servation du patrimoine culturel contemporain.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, ces techniques traditionnelles font face \u00e0 de nombreux d\u00e9fis : manque de successeurs, difficult\u00e9 d&rsquo;approvisionnement en mat\u00e9riaux. Il est de notre responsabilit\u00e9 collective de reconna\u00eetre ces enjeux et d&rsquo;y apporter notre soutien pour transmettre ce patrimoine irrempla\u00e7able aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Les techniques de restauration du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima ne sont pas de simples proc\u00e9d\u00e9s de construction : elles incarnent le rapport des Japonais \u00e0 la nature, leur sens esth\u00e9tique et leur engagement \u00e0 pr\u00e9server et transmettre leur culture.<\/p>\n<h2 class=\"styled_h2\">R\u00e9f\u00e9rences et sources<\/h2>\n<ol>\n<li><a href=\"https:\/\/www.spf.org\/opri\/newsletter\/57_1.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">R\u00e9paration et pr\u00e9servation du patrimoine mondial \u00ab Sanctuaire d&rsquo;Itsukushima \u00bb | Ocean Newsletter | Institut de recherche sur les politiques maritimes<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.masuoka-g.co.jp\/technology\/itsukushima_shrine\/repair\/otorii2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Travaux de restauration majeurs du grand torii du sanctuaire d&rsquo;Itsukushima | Masuoka-gumi<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tss-tv.co.jp\/web\/press\/2022\/22-29_miyajima\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Transmettre aux g\u00e9n\u00e9rations futures le symbole vermillon &#8211; Renaissance du grand torii de Miyajima : chronique de 3 ans et demi | TV Shin-Hiroshima<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/another1000years-miyajima.jp\/picks\/miyadaiku.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Former les hommes, transmettre les techniques, perp\u00e9tuer l&rsquo;\u00e9poque Heian. Le savoir-faire des charpentiers de sanctuaires au service de l&rsquo;architecture palatiale sur la mer | Miyajima pour les mille ans \u00e0 venir<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/ja.wikipedia.org\/wiki\/%E6%AA%9C%E7%9A%AE%E8%91%BA\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Hiwadabuki &#8211; Wikip\u00e9dia (en japonais)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.tomoi-shaji.com\/hinoki\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Toiture en \u00e9corce de cypr\u00e8s | Tomoi Shaji Kenchiku<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/nittokusin.jp\/bunkazai_iji\/hiwada\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">\u00c9corce de cypr\u00e8s (hiwada) &#8211; Produits forestiers non ligneux pour l&rsquo;entretien du patrimoine | Association japonaise pour la promotion des produits forestiers sp\u00e9ciaux<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/bunka.nii.ac.jp\/heritages\/detail\/160318\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Hiwadabuki et kokerabuki | Patrimoine culturel en ligne<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/bunka.nii.ac.jp\/heritages\/detail\/189902\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">R\u00e9colte d&rsquo;\u00e9corce de cypr\u00e8s | Patrimoine culturel en ligne<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.rinya.maff.go.jp\/chubu\/nagiso\/2021HP\/torikumi_hiwada.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Accord d&rsquo;am\u00e9nagement forestier \u00ab For\u00eat d&rsquo;\u00e9corce de cypr\u00e8s \u00bb | Bureau r\u00e9gional des for\u00eats de Chubu<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/ja.wikipedia.org\/wiki\/%E5%8E%B3%E5%B3%B6%E7%A5%9E%E7%A4%BE\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Sanctuaire d&rsquo;Itsukushima &#8211; Wikip\u00e9dia (en japonais)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.itsukushimajinja.jp\/jp\/construction.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">\u00c9tat et planning des travaux | Sanctuaire d&rsquo;Itsukushima [Site officiel]<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1862,"template":"","featured_category":[14],"class_list":["post-1863","featured","type-featured","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","featured_category-histoire-culture"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/featured\/1863","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/featured"}],"about":[{"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/featured"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1862"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1863"}],"wp:term":[{"taxonomy":"featured_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/japan-stroll.com\/miyajima\/french\/wp-json\/wp\/v2\/featured_category?post=1863"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}